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La groupie.

« Mais quelle conne, arrête c’est ridicule, tu n’as plus 15 ans ! ». A longueur de journée, Anna répétait cette phrase intérieurement, jusqu’à s’en donner mal au crâne.

rockband

Depuis qu’elle a vu cet homme sur scène, guitare à la main, voix suave et regard de braise, Anna ne pense qu’à lui. Le jour, la nuit, il est présent partout, tout le temps. Devant le distributeur de barres aux céréales au boulot, jusque dans ses rêves les plus profonds.

Et cet homme, aaaah cet homme… Fantasme de milliers de groupies…. Inaccessible… Peut être est cela qui rend Anna encore plus folle de lui.

Quel électrochoc quand elle le vit la première fois, se trémousser au rythme de la batterie. C’était comme si il ne chantait que pour elle, comme si, elle ne vivait que pour lui.

Chaque jour, son fantasme grandissait. Tous les soirs en rentrant du boulot, elle allume son ordinateur, tremblante, suant à grosse gouttes. Elle est en manque. Elle râle après la connexion trop lente à son goût. Elle tape frénétiquement le nom du groupe sur Youtube et clique sur le concert du festival de Lollapalooza, son préféré. Et quand elle le voit arriver sur scène avec son costard, c’est seulement à ce moment là qu’elle se sent bien.

Elle attend ce moment où il enlève sa veste et retrousse ses manches parce que quelques chansons plus tard, la sueur aura envahi sa chemise entre-ouverte et elle pourra entrevoir son torse tatoué au travers. Et cette chanson durant laquelle il remonte son jean ajusté, laissant entrevoir le bas de son dos. Et ce moment magique où il boit une gorgée d’eau. Anna rêve d’être cette bouteille et de couler dans sa gorge.

Elle sait exactement quand ses chansons favorites vont être jouées. Alors elle anticipe, ça l’excite de savoir ce qui va arriver. Parce que ces chansons lui provoquent des sensations qu’elle n’a jamais ressenti avant ça.  Et il y a cette chanson… Cette superbe chanson qui l’a fait frémir et frissonner de plaisir dès la première note. Elle ne peut s’empêcher de glisser sa main dans sa culotte. Il la chante avec tellement de grâce et de douleur en même temps. Il clame son amour à celle qui ne veut pas de lui. Anna a envie de le consoler, de le prendre dans ses bras, de lui dire qu’elle l’aime et qu’elle veut lui donner tellement de plaisir qu’il en oubliera tout. « Wanna be yours, Wanna be yours »… Ces quelques mots lui font tourner la tête et la plonge dans un orgasme délirant. Elle veut être sienne, elle veut sienne…

Au rythme lancinant de ces refrains, chaque jour, Anna multiplie les orgasmes. 1h23 de concert. Elle meurt de plaisir avec ses doigts et son imaginaire.

Après ça, elle passe des heures sur le net à chercher des photos de lui. Et quand elle tombe sur LA photo, elle peut rester scotché des heures dessus. Imaginant des scénarios dans lequel il a le rôle principal.

Elle s’invente des vies avec lui. Des histoires de rencontres, toutes différentes. Elle peut être une musicienne écrivant un album avec lui. Ou encore réalisatrice de clip. Ou bien la sœur d’un producteur. Toutes ces histoires, parfois loufoques, parfois tristes, parfois merveilleuses, elle les vit chaque nuit, dans son lit, presque en réel. Son IPhone diffusant tous les morceaux du groupe en boucle.

La fin de son film, c’est la concrétisation de la rencontre. Le moment où il l’a prend presque violemment dans ses bras pour l’embrasser avec passion et enfin, enfin, lui faire l’amour comme jamais on ne lui a fait. Elle peut refaire la scène dix fois, juste pour revivre encore et encore l’excitation du moment. Elle réajuste, change les décors et répète plusieurs fois les phrases pour qu’elles soient parfaites.

Ensuite, elle fait courir ses mains sur tout son corps, imaginant que ce sont les siennes. Elle glisse ses doigts mouillés dans son entre-jambe, imaginant que c’est sa langue. Elle serre tellement fort son coussin qu’il se déplume. Ce pauvre coussin. Il fait office de remplaçant.

Elle ne simule plus, ça paraît tellement réel. Elle cherche sa respiration, s’étouffant presque pour finir dans un feu d’artifice de cris. Orgasme ultime et incroyable.

Et chaque matin, en croisant le regard de ses voisins, elle se dit, honteuse, « Mais quelle conne, arrête c’est ridicule, tu n’as plus 15 ans ! ».

Vice et Vera


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