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Léon(s) partouze virtuelle, questions sans réponses

Bonnie fait deux fois le tour du parking avant de trouver une place ou garer sa berline familiale. En claquant la porte elle scrute les alentours, cherchant si un regard, peut-être un peu plus appuyé la mettrait sur la voie de celui qu’elle recherche. A cet instant, sur la place de la mairie il n’y a qu’une vieille accrochée au bras d’un vieux patientant devant l’étal du camion-boucherie Chevaline. Bonnie secoue la tête, « Mais quelle conne, fantasmer sur des inconnus, oublie ça »

Le fait est que depuis quelques semaines, Bonnie met un soin particulier à se pomponner avant de sortir même pour des courses aussi simples que de passer déposer un chèque à la banque. Tout le problème avec les inconnus c’est qu’on peut tomber sur eux n’importe où, sans même le savoir et ça lui met une putain de pression pour être sexy en toutes circonstances.

Bonnie n’aurait jamais imaginé que la politique puisse un jour la mettre dans tous ses états. Ça avait commencé au moment de la rentrée des classes, lorsqu’un peu malgré elle, elle s’était laissé entraîner par un groupe de mamans militantes. Elle les avait rejoint, plus pour tromper l’ennui que par sens civique ou par engagement patriotique. Petit à petit, Bonnie avait découvert le dessous des cartes et les mic-macs politiciens en lisant le « blog des Léon(s) de Vignan » sorte de café politique virtuel, virtuoses du fact checking, au style décapant qui la faisait sourire malgré la gravité des propos. Le combat des mamans de l’école Michel Colucci prenant de l’ampleur, elles s’étaient faites approchées sur Facebook par les « Léons de Vignan », de fil en aiguille le flirt s’était engagé.

Tout en remontant en voiture, Bonnie vérifie la tenue de son rouge à lèvres dans le rétro et checke son smartphone espérant un message privé ou mp des « Léons ». Bingo !

sms1 leons

Merde, mais où sont-ils ? Ou où est-il ? Combien ce jour sont derrière ce pseudo des « Léons » ? Qui l’a vu, où et quand ? Bonnie se remémore brièvement les deux motards qu’elle a croisé en chemin, mais ils n’ont pas eu l’air de la remarquer plus que ça. Et s’ils ont vu sa robe c’est qu’elle n’était pas en voiture à ce moment, fuck ! Saurait-elle jamais qui l’excite à ce point ? Parce qu’excitée, elle l’est depuis la lecture de ce nouveau message. Son souffle s’est fait un peu plus court, les battements de son cœur un peu plus rapides, des papillons sont descendus jusque au bas de son ventre et quelques instants plus tard elle a nettement senti son sexe s’humidifier.

Merde, 16h15, il est déjà temps d’aller récupérer les enfants. Avant de redémarrer elle répond :

sms2 leonsC’est ça le jeu entre eux, du badinage, des questions sans réponses, du coquin ou du cru balancé comme ça au milieu de conversations graves. Et cet anonymat qui finira par la rendre folle.

Au début, elle avait à cœur de démasquer les « Léons », elle s’imaginait deux mecs dans la trentaine, un rugbyman barbu, le genre de mec qui pue la testostérone aux mains géantes et à la bite énorme. L’autre, intello de gauche, les membres tatoués, un peu vicieux, toujours drôle même pendant l’amour. Mais les longues discussions sur Facebook qu’ils avaient échangé lui avaient permis d’en savoir un peu plus. Non ils n’étaient pas deux mais huit, bon sang huit ! Elle était au centre d’une partouze virtuelle sur fond de politique … le truc improbable. Huit mecs qui parlent d’une seule voix, sous un seul pseudo, mais avec l’habitude elle a réussi à distinguer plusieurs d’entre eux.

Il y a « Léon le Badin » celui avec qui elle aime le plus échanger, elle sait que la conversation sera toujours spirituelle et piquante, ils ont les mêmes références, ont apparemment été nourris aux mêmes conneries irrévérencieuses. Quand elle se touche et qu’il occupe ses pensées elle donne de petits à-coups du bout du majeur uniquement sur son clitoris érigé. Elle s’imagine sa langue lapant cette partie hyper-sensible, il lui maintient fermement les cuisses écartées dans le but de réprimer les secousses nerveuses que cette façon de la lécher lui procure. « Léon le Badin » n’est pas beau mais putain, il sait faire jouir les filles. Cette façon de provoquer l’excitation et de maintenir la pression, sans aucune seconde de répit c’est inhumain, elle voudrait le mordre pour qu’il arrête de la lécher si précisément. Elle donnerait tout pour qu’à ce moment il freine la cadence, qu’il fasse lentement le tour de son bourgeon avec la langue,qu’il l’apaise et qu’elle se détende avant l’orgasme. Mais non, il la regarde rieur mordre son poing pour ne pas hurler. En quelques minutes son clitoris est énorme, douloureux et gonflé, il continue de la titiller du bout de la langue tandis que tendue à l’extrême elle explose. Ce mec est épuisant et cynique, il la regarde haleter, une pointe d’ironie dans le regard et se barre toujours avant qu’elle n’ait complètement reprit ses esprits. En somme elle n’a jamais vu sa queue, il la soumet par sa langue et basta. C’est lui qu’elle déteste le plus, ce pervers, c’est lui, elle en est certaine qui l’a vue dans sa robe…

source : http://www.juliet-allen.com/blog/self-pleasure-101

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To be continued …

 


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